mercredi 8 juillet 2009

La généralisation hâtive



Il y a quelques semaines, Mongrain a fait ses choux gras avec une histoire d'écureuil. L'événement a pris une ampleur telle qu'on a nommé ça le Squirrelgate.

Comme si ce n'était pas déjà assez pathétique, Mongrain s'est même vanté de couvrir ce fait divers. Prétextant avoir mis le doigt sur un problème d'administration majeur, il a monopolisé un précieux temps d'antenne au niveau national. Allo les ti-clins.

À partir de cette situation anecdotique, il a étendu l'ampleur du phénomène a l'ensemble de l'administration de la ville.

"Ce paralogisme consiste à généraliser trop vite et à tirer des conclusions au sujet d'un ensemble donné en se basant sur un trop petit nombre de cas. Certes, les cas invoqués peuvent avoir rapport à la conclusion avancée; c'est leur rareté qui fait problème. Dans la vie de tous les jours, ce paralogisme prend souvent la forme d'un argument anecdotique [...] Dans tous les cas, le penseur critique reste sceptique devant les généralisations et se demande, avant de les accepter, si l'échantillon invoqué est suffisant et représentatif."

- Petit cours d'autodéfense intellectuelle, Normand Baillargeon, p.64
En conclusion, gare aux généralisation hâtive et gaffe aux gros cons à la télé.

Merci à Olivier Berselli d'avoir participé involontairement à ce commentaire.

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