mardi 27 décembre 2011

Cirque Aquatique Magique spécial travestisme


L'objet - Guilda
Pu capab travesti - Jean-Luc Mongrain
L'homme - Guilda
La foi pour sortir de l'homosexualité - Caméra 99
Pentagon please be gone - Minette

Bloc chose

Robert Crumb & His Cheap Suit Serenaders - My Girl's Pussy
Dieu arrangera les choses - radioespoir.ca
Ça - Jack G Marinovitch
The Thing - Arthur Godfrey
L'enseignement - Duplessis
My wife left town with a banana - Carlos Borzeenie

Bloc Buddy

Buddy Holly - You and I Are Through
Le Soleil fait la campagne de l'ADQ - Desgagnés de QS
Blue Days, Black Nights - Buddy Holly
Bon sang! - Serge Roy de QS
Rock-A-Bye Rock - Buddy Holly
Ne pas mettre fin du capitalisme - Desgagnés de QS
Wait Till the Sun Shines Nellie - Buddy Holly


In A Little Spanish Town - 3 Filles En Stereo
Un Khadir pour la droite - Des prix nobels
I want to be happy - 3 Filles En Stereo

Après ma brosse - Oscar Thiffault


cam28decembre2011.mp3

mardi 20 décembre 2011

Cirque Aquatique Magique spécial lancement à Mononc'

Ça c'est d'la femme! - Mononc' Serge
Complainte cyclopéenne  -  Léo Campion
Vieux péquiste  -  Mononc' Serge
Préfesse  -  Léo Campion
Chanteur engagé  -  Mononc' Serge

CS 137 (Batman mix)  -  Ludwig von 88
Batman  -  Les Cyniques
Batman and Robin Swing mix avec Batmun  -  Sun Ra and the Blues Project
Lesbian Tsunami  -  Death Boat
Christian pirates  -  Captain hook and his crew
Marécage  -  Les Animistes
Aguilar  -  As gangs - Rock de autor
Système USA  -  Bensimon
Drunk rock  -  Minho k
Beaucoup d'armes aux USA  -  Bensimon
HeyBabaReebop  -  Holger Czukay
cp5  -  él-g

cam21decembre2011.mp3

mercredi 14 décembre 2011

Déficit démocratique à la radio communautaire

Les stations communautaires ont toutes germées du bouillonnement politique de la révolution tranquille. En 1978, des groupes populaires se réunissent pour fonder CKIA dans l'objectif de "créer ses propres moyens de communication et d'en contrôler la propriété" (source).

Ces groupes visent un idéal de démocratie directe, la même que l'on retrouve dans leurs propres organisations. Parmi ceux là, le Comité de citoyens du quartier Saint-Sauveur, les Ami-es de la terre, la Coopérative d'habitation Chez Nous et d'autres. Pour vous donner une idée, le manifeste des coop d'habitations en 1977 indiquait chercher à "...favoriser des rapports humains et sociaux égalitaires tout en favorisant la prise en charge par chaque individu de son droit de se loger convenablement" (source).

Avec le temps, les radios communautaires de Québec ont néanmoins finit par reléguer toutes les décisions à une petite poignée de spécialistes salariés.

Pour avoir un aperçu de la démocratie, la vraie, oubliez les élections politiciennes. Pensez plutôt à la relation que vous entretenez avec vos amiEs, ou encore, celle que l'on retrouve dans un groupe populaire. C'est participer à tous les instants aux prises de décision dans le respect de tous et toutes. Cette démocratie là n'existe pas à CKIA ni à CKRL.

J'avance quelques idées, mettons que nous souhaiterions dépasser le statu quo et opérer une petite révolution. Ça serait le moment idéal pour CKIA. Tant qu'à redémarrer, pourquoi ne pas le faire sur des bases plus solides?

Supprimer le poste de directeur général
En lisant le bouquin sur CIBL, j'ai remarqué que cette station avait fonctionné pendant plusieurs années sans directeur général. "À l'automne 1980, l'équipe de CIBL a voulu donner une structure à cela et nommer un responsable. Le terme directeur n'est pas apparu avant 1984. C'était "coordonnateur", "responsable de", parce qu'on dirigeait mais on était en même temps dirigé par des comités de bénévoles qui, eux, étaient élus. Tout se faisait de façon collégiale" (CIBL : 30 ans de radio citoyenne, p.47). D'ailleurs, à peu près tous les groupes populaires fonctionnent comme ça, avec des coordonnateurs et des coordonnatrices et une hiérarchie plus horizontale. Le pouvoir appartient aux membres.

Le poste de directeur général est incompatible avec un fonctionnement démocratique. Il est un patron. Par son statut de cadre, et parce qu'il n'y a jamais beaucoup d'employés, le directeur concentre une somme indécente de pouvoirs. Il prend en charge les ressources humaines, le financement, la comptabilité, l'accueil, le secrétariat, le remplissage de formules du gouvernement et j'en passe.

Cette surcharge de responsabilité c'est super tant que tout va bien. Quand les choses vont mal, c'est moins drôle pour le directeur ou la directrice qui se retrouve tout d'un coup avec une charge de 10,000 tonnes sur les épaules. Vous en parlerez à Nancy Gagnon, ex-directrice de CKRL, ou à Ernst Caze, ex-directeur de CKIA, qui ont quitté leur emploi la face couverte d'ulcères.

Le directeur ou la directrice générale d'une radio communautaire à toutes les responsabilités, toute la pression, sans la reconnaissance ni le salaire qui vient normalement avec un poste similaire.

CKIA et CKRL ont connu des périodes houleuses gracieuseté de directeurs incompétents ou malhonnêtes. À CKRL, il y en a même qui pigeaient carrément dans la caisse. La réalité est la même pour CHYZ, dont les directeurs se succèdent à la vitesse de l'éclair depuis trois ans.

S'il y a une chose à retenir c'est que le rôle du directeur général à souvent montré d'importantes défaillances. C'est son efficacité qui reste à être démontrée, pas l'inverse. Il est temps d'essayer autre chose.
Anectode: Line Beauchamp, sinistre de l'éducation et gestionnaire des hausses de tarifs les plus dévastatrices depuis 30 ans, a déjà été directrice générale de CIBL.

Le rôle du comité de programmation
Ce comité devrait avoir un rôle prépondérant dans la qualité de la station. Jusqu'ici, à CKRL ou à CKIA, on réserve son rôle à commenter et à vaguement évaluer les émissions. À mon avis son rôle doit aller beaucoup plus loin que ça.

Formation
Saviez-vous que tous les bénévoles ne sont lancé à l'antenne qu'après une seule séance de formation, essentiellement technique? Elle est le plus souvent donnée par des salariés. Ensuite, c'est au bénévole de se débrouiller et advienne que pourra!

C'est le comité de programmation qui devrait prendre en charge la formation des nouvelles et nouveaux bénévoles. Avec un suivi serré et constant pendant le premier mois. Il devrait y avoir aussi une formation beaucoup plus large sur le "comment bien perlé", le "c'est quoi faire de la rèdio icitte (les valeurs, le fonctionnement)", etc.

Un guide du producteur devrait aussi être mis en valeur. CKUT et CKIA possèdent de formidables exemples.

Évaluation
En cinq ans de radio je n'ai jamais eu une seule évaluation digne de ce nom. Mon émission est-elle intéressante? Est-elle cohérente dans la grille de la radio? Est-ce que j'oublie de dire l'indicatif? Comment pourrais-je m'améliorer? Est-ce que je parle trop ou pas suffisamment? Toutes ces questions sans réponses.

Les émissions qui ont la chance d'avoir du feedback sont celles qui sont sur le point d'être retirées de la programmation parce qu'elles sont trop médiocres.

Plus que l'évaluation, les producteurs et productrices devraient être incités à s'autoévaluer. À l'aide d'un questionnaire, les bénévoles auraient ainsi une idée concrète des valeurs, des intérêts et des priorités de la station.

La veille de bons candidats
Actuellement, la méthode de recrutement consiste à peu près exclusivement à annoncer sur divers supports qu'on recherche de bons candidats pour faire des émissions. De quoi? De n'importe quoi. Quand? N'importe quand. Ça se résume à peu près à ça.

Pourtant les meilleur-e-s candidat-e-s sont souvent ceux que d'autres auront incités à présenter un projet d'émission. Ce rôle peut très bien être accomplit par les bénévoles du comité de programmation qui, comme des antennes, connaissent les meilleures personnes à recruter.

C'est surprenant à quel point des fois il suffit de proposer à quelqu'un de faire de la radio bénévolement pour la décider définitivement.

Le comité doit prendre une part active dans les décisions. Il doit être moins consultatif et plus autonome.

Les assemblées générales
Les AG c'est bien connu sont essentiellement des moments de rubber stamper des documents financiers dans l'objectif de satisfaire les normes minimales demandées par les ayatollahs des OBNL. Ce n'est pas le moment pour les membres de se pencher sur des questions importantes du genre le plan d'action, la qualité (ou l'absence de) de la programmation, de la propreté des locaux ou de rénovations urgentes.

Puisque c'est ainsi, pourquoi ne pas avoir d'autres moments dans l'année ou les membres pourront adresser leurs questions, leurs intérêts, leurs craintes et faire des propositions sur leur station?

J'ai suffisamment fréquenté les producteurs et productrices de la radio communautaire pour savoir qu'ils et elles sont toujours péoccuppés par l'évolution de la radio. Ils ont des opinions souvent très intéressantes. Ce sont eux qui sont sur la première ligne et on ne cherche jamais à connaître leurs idées. Au contraire, on laisse souvent entendre, indirectement, que leur opinion ne compte pas.

Le CA actuel
Le conseil d'administration de CKIA, bien que plein-plein-plein-de-bonne-foi-je-n'en-doute-pas, n'a guère montré beaucoup d'intérêt à agir autrement qu'en gentil despote éclairé.

Pour vous donner une idée, à la dernière assemblée générale, on a appris que le comité de survie sera transformé en comité "action financement". Chouette. Sauf que le dit comité, qui en passant a été créée de façon complètement autonome, n'a jamais été consulté. Le CA se comporte avec le comité comme une de ses possessions. C'est bien dommage et c'est mauvais signe pour la suite des choses.

Inutile de repasser sur les multiples demandes, propositions, questions, opinions que le comité a lancé au CA pendant sa période d'activité qui sont restées sans réponses. Et ce, pendant des mois, sous le seul prétexte d'"on a pas le temps"!

Dès la première rencontre (c'est marqué dans le PV), j'avais clairement énoncé que je m'engageais personnellement dans la reprise dans l'unique espoir de dépasser le statu quo, en insistant sur les valeurs d'autogestion et de démocratie directe qu'il ferait bon respirer à CKIA. On ne se dirige définitivement pas vers ça.

On pourrait penser qu'en situation de crise, il faut nécessairement déléguer le pouvoir à des gens qui pourront l'utiliser le plus efficacement et le plus rapidement possible. C'est une erreur.

D'ailleurs le comité de survie de CKIA a particulièrement brillé lorsqu'il a pris la relève de la permanence. De façon complètement autonome, des bénévoles ont appris sur le tas à gérer une station de radio. Et ça a curieusement très bien marché. Les 850 membres sont là pour le prouver.

Cirque Aquatique Magique spécial police

Au secours la police! - Arseniq 33
Justice 2V - Vulgaires Salopes
Police truck - Dead Kennedys

La police - Mononc' Serge
Porteux de valise - Claude Poirier
A part of America Died - Eddy Arnold
Police, ramassez-ça - Maurons a CHIALE
Is that justice? - Jon Wayne

La gavotte des batons blancs - Les Frères Jacques
Les crosseurs - Labeaume
Laughing policeman - Tiny Tim
L'enquête se poursuit - Claude Poirier
Monsieur l'agent - Bobby Lapointe
Big Iron - Marty Robbins (Choix de Roby Barette)
Besame mucho - Xavier Cugat
Viens que je les embrassent - Le confessionnal
Besame mucho - Alys Roby
Tu veux me sucer? - Le confessionnal
Besame mucho - Céline Thériault et Jacques Duval
Ô Kébek - Raoul Duguay interprété par FGC

cam13decembre2011.mp3

mercredi 7 décembre 2011

Cirque Aquatique Magique spécial analogique

Crabe - Les Goules
Poussin - Les Goules
Coq l'oeil - Les Goules
Une sorcière comme les autres - Pauline Julien
Toi le printemps - Pauline Julien
J'ai mangé un agent - Pauline Julien
Non tu n'as pas de nom - Pauline Julien
Les bourre-pâtes et les tire-nerf - Sanseverino
Les embouteillages - Sanseverino
Rouge - Sanseverino

Mieux vaut avoir un nez rouge qu'un front national - Les vilains clowns

cam7decembre2011.mp3

MC Gilles et la radio communautaire

MC Gilles ne poursuivra pas l'émission Boutique MC Gilles. En entrevue il avoue être difficile de pouvoir rire librement des marques de commerces.

Vers la fin, MC Gilles se fait demander pourquoi il poursuit sa participation bénévole à la radio de CISM. Sa réponse: La liberté.

À voir: MC Gilles censuré: la Boutique MC Gilles a touché au dernier tabou en humour télé, les marques!

dimanche 27 novembre 2011

Comment financer la radio communautaire

L'ennemi numéro un des radios communautaires en milieu urbain est le financement. Lançons des idées.

Faire payer les producteurs-trices
Actuellement les producteurs et productrices paient le même prix que les membres, environ 20$. Il faut être membre pour faire de la radio (logique).

Sachant que ça coute environ 50$ par heure de radio, on peut dire que c'est un sacré privilège qu'on possède.

Maintenant notons qu'il y a quand même beaucoup de bénévoles qui entrent dans une station communautaire. Entre 150 et 250 (en incluant les chroniqueurs). Ça en fait du monde!

Ok disons maintenant que chaqun d'entre eux paient 100$ pour la saison longue pour "louer" le micro et 50$ pour la saison courte (l'été). Ça serait des frais additionnels à la carte de membre. Ça ferait... entre 22,500 et 37,500$ de revenus additionnels. Intéressant... Ça pourrait être suffisant pour payer le salaire d'un nouvel employé.

Avantage: C'est du financement autonome.

Désavantage: Un paquet de gens ne pourront pas se le payer. On excluerait des gens sans égard à leur talent sur le principe qu'ils sont pauvres. C'est assez chien. Surtout que ça irait probablement contre la mission de la radio.

Bon je le sais il s'agit d'une approche très libérale de type utilisateur-payeur. On jase pour jaser la. Le financement est un problème grave qui nécessite qu'on envisage toutes les solutions.

C'est d'autant plus déchirant que c'est le financement de l'État qui ne réalise pas ses belles promesses. C'est le gouvernement qui nous serine de l'importance de l'information locale tout en se lavant les mains face à la médiocrité de l'information.

Les projets spéciaux
Un bel exemple de projet vraisemblablement 100% autofinancé, c'est ce qui a été réalisé avec l'émission Égalité: Genre Féminin. Sophie Gall, qui gérait le projet, a même put se payer une recherchiste. C'est quand même assez exceptionnel. L'émission était réalisée en partenariat avec le ministère de la Culture.

Je ne connais pas tous les tenants et les aboutissants de ce projet, mais force est d'admettre qu'il s'agissait d'une émission de qualité avec deux salariées qui entrait à 100% dans la mission de CKIA. Winner sur toute la ligne.

Cartes de membre
La vente de cette carte est une part importante du fïnancement autonome des radios communautaires.

Son achat ne doit pas être comme un don à une oeuvre de charité. C'est un appui moral et monétaire concret envers la mission de la radio. Bien traité, ses détenteurs et détentrices peuvent alors devenir d'importantEs alliéEs.

Le problème c'est qu'actuellement à CKIA ou à CKRL, on met un peu de côté ceux et celles-ci. Les membres sont peu ou pas informés de ce qui se passe et on ne les sollicitent que pour leur demander du fric ou pour atteindre le quorum lors de l'assemblée générale annuelle. Le membre est traité comme un portefeuille.

Le détenteur de la carte de membre devrait avoir accès à certains avantages. On offre la plupart du temps des rabais dans divers commerces (bars, théâtres, librairies etc). C'est un bon début. Ça pourrait aller plus loin. Les membres devraient avoir un rôle actif dans le fonctionnement de la station. J'y reviendrai plus loin.

Pour stabiliser cette source d'argent, il faudrait que le paiement du membership devienne récurrent. Comme lorsqu'on contribue à Centraide ou Greenpeace. Le compte des membres devrait être débité automatiquement chaque an. C'est ahurissant le temps que des bénévoles perdent à appeler les ex-membres pour les solliciter pour qu'ils redeviennent membre. Un temps qui pourrait être investi de façon plus productive ailleurs.

D'ailleurs, pendant la période de crise, CKIA a atteint le total mirobolant de 850 membres. Impressionnant. Sauf que leur membership est échu depuis août. Eh oui. Tout est à recommencer.

Je suis plutôt d'avis qu'il faut conserver une échéance fixe pour l'expiration du membership. Ça permet notamment de faire une campagne d'autofinancement distincte du radiothon.

Valoriser le contenu audio
Certaines émissions recèlent de véritables trésors sous-exploités. Je pense notamment à l'émission Sentiers secrets de Susy Turcotte à CKRL. Susy fait les entrevues les plus touchantes avec les plus grandes stars du Québec. Une fois la diffusion en direct passée, ou pouvons-nous réécouter toutes ces entrevues? Nulle part! À Québec il n'y a qu'à CHYZ dont les émissions sont parfois disponible en podcast sur leur site web bancal.

Pourtant, ce qui est diffusé n'est-il pas le meilleur produit d'une radio?

Même si on est censé être des pros des communications, il y a très peu de véritable auto-promotion du contenu. Il faut trouver des canaux alternatifs, via une infolettre, facebook ou le site web, pour faire la promotion des meilleurs moments de la radio, passé ou à venir.

Il faut que chaque émission puisse être disponible en podcast et téléchargé rapidement. Les meilleurs extraits pourraient être distribués dans les canaux alternatifs.

Incroyable que la situation n'aie toujours pas changée depuis 5 ans.

Des radiothons originaux
De notables efforts ont été mis de l'avant pour faire mousser les radiothons. L'année dernière, Raymond Poirier avait même tenté d'occuper la 3e avenue, face à la station, pour assurer une visibilité maximum à l'évènement.

Ça avait finit dans la flotte. Ça veut pas dire que c'était une mauvaise idée.

CKRL est la seule station à Québec qui fait des radiothons annuels. CKIA a fait le premier de toute son existence cet été. Il y a de la place pour deux campagnes de financements, tant qu'ils ne sont pas en même temps.

Reste que la formule du radiothon reste très traditionnelle.

La meilleure façon de s'améliorer est en s'inspirant des meilleurs. À ce titre, WFMU est la voie à suivre. Leurs "marathons" sont tout simplement ahurissants.
  • La programmation prend de l'envergure. WFMU étant une station 100% musique, les producteurs mettent le nec plus ultra de leur sélection musicale. 
  • On entend les téléphones sonner à l'antenne. C'est un puissant motivateur.
  • Chaque donateur est personnellement nommé en onde.
  • Les producteurs développent des méthodes originales de sollicitation. Exemple: je fais jouer en boucle cette pièce de "Bob Dylan goes christmas" jusqu'à ce que j'ai entendu sept téléphones sonner. Très efficace. 
  • Un don vient avec un cossin. 15$ et vous avez un autocollant. 50$ un t-shirt. 100$ un album. 365$, une clé USB et un ouvre bouteille WFMU. C'est possible d'avoir une visite de la station, une carte du New-Jersey qui brille dans le noir, une sélection audio de votre producteur préféré (ce qu'ils nomment des premiums)... C'est d'autant plus intéressant que ces cossins permettent non seulement de faire du fric, mais de développer un sentiment d'appartenance envers la station. 
Si vous n'avez jamais entendu un marathon de WFMU, c'est une expérience à faire absolument.

Il faut mettre ce que les auditeurs veulent entendre. Moins de bla bla, plus de musique. Oui c'est important les vedettes, mais on veut aussi une programmation qui sort de l'ordinaire. Il faut que quelqu'un qui synthonise la station réalise instantanément qu'il se passe quelque chose de spécial. En mettant de la musique de fond, par exemple. Pourquoi pas.

Méthodes de financement originales
CKRL a depuis quelques années développé une série de moyens de financement originaux.
  • Vente de journées (ex: Le jeudi est financé par la Barberie...)
  • Vente d'une bière CKRL et de t-shirts
On pourrait aussi...
  • Vendre des émissions (cette émission est commanditée par)
  • Vendre des reportages (publi-reportages)
Je peux pas croire que l'émission d'horticulture de Larry Hodgson aurrait pas pu être commandité par le Jardin Hamel... Ça a peut-être été tenté remarque.

À mon avis on peut aller plus loin en vendant des albums compilation de prestations d'artistes en direct. Imaginez que Pierre Lapointe débaque pour faire une prestation live lors du radiothon. Je suis certain qu'il y a pas mal de gens qui paieraient pour écouter cette version originale.

On pourrait aussi vendre des disques avec des extraits d'émission, des compilations musicales réalisées par des producteurs (de musique libre de droit ou libéré de droits d'auteur). La radio produit du son. Vendons le.

Dans le prochain article, j'aimerais aborder la question du jeu démocratique à la radio communautaire.

mercredi 23 novembre 2011

Consdep #8

La Conspiration dépressionniste fait bientôt paraître son 8e numéro. Voici la pub.

mardi 22 novembre 2011

Cirque Aquatique Magique spécial franglais

Bloc franglais
Je survivrai - Michèle Richard
Métal a l'assemblée - La république française
Mon amant de Saint-Jean - Yan Yalego
Paroles d'un contacté - Richard Glenn
Mathilde - Mort Shuman

Bloc Prévert

La grasse matinée - Marianne Oswald
La dépendance - Alain Deneault aux Publications Universitaires
L'orgue de barbarie - Jacques Prévert
Éléphants blancs - Alain Deneault aux Publications Universitaires
Chasse à l'enfant - Marianne Oswald

Musique yiddish

Buykusher Khusid - Joseph Moskowitz
Suce moi - Le confessionnal
Second avenue square dance - Abe Ellstein Orchestra
T'a envie d'siffler? - Le confessionnal
Die reize nach Amerika - Abe Schwartz Orchestra
Yodel
Duelling yodeler mixé avec les Cloches de l'amour - Lucien Hétu et des suisses joviaux
Les belles-mères - Mary Bolduc
Un cul ténébreux - Léo Campîon
Novelty yodel - Bennie Hess
Why - Yoko Ono

cam22novembre2011.mp3

mercredi 16 novembre 2011

Cirque Aquatique Magique spécial François L'égout

Bloc François L'égout
Pipi caca dans le p'tit pot - Nono Deslauriers
Pisser pis chier c'est la base - Des prix nobels
Le Chant de l'Égoutier - Plume Latraverse
I wanna fuck you - Chanteuse pénible
Nul a chier - VRP

I spy for the F.B.I - Jamo Thomas
Patrouille 86 - DV Metal
Baby scratch my back - Slim Harpo
Tofu - José Breton militant pro-malbouffe
Believe it or not - Rex Garvin


Pi pan pan - Edmond Leblanc
Chaaarge
Honey just allow me one more chance - Les Bleu Pelouse
C pas de vos affaires! - Claudre Poirier
Le diable et le fermier - Les charbonniers de l'Enfer, Galant du perds ton temps & le Vent du Nord


Spider and the fly - Monocles de l'album Pebbles 3
Soggy cereal Mike - Condello
Like a dribbling fram - Race Marbles
Sun-kissed chicks - J.j. Debout
Tu veux me sucer? - Le confessionnal
Occasional man - Judy Holliday
Le confessionnal
Rots-o-ruck - Richard Marino & his orchestra

Dear old dixie - Flatt & Scruggs



3657-1-cam16novembre2011.mp3

lundi 14 novembre 2011

Réflexions sur la radio communautaire

En ce moment, la ministre de la culture fait une tournée de consultations dans la province pour parler de l'avenir des médias et de l'information publique. Gouvernement libéral oblige, on ne parle pas trop de questions de fond (la convergence, la non-diversité d'opinion, le droit à la négociation collective des journalistes indépendants) mais on discutaille en périphérie (Titre de journaliste, PAMEQ, Conseil de presse etc). C'est bien beau instaurer un statut de journaliste professionnel, mais entre vous et moi et la boite a beurre, ça ne réglera rien aux problèmes de fond.

Curieusement, lors des consultations de Québec, on a beaucoup parlé de radio communautaire.

Mais vu que c'était très général, se bornant à une forte défense de ce type de média (ce qui est tant mieux et surprenant quand même), je vous propose ma propre consultation publique avec mon propre mémoire. Pourquoi pas. Je vous lance mes idées en vrac.

Quel est son principal attrait?
Liberté économique : Par son statut d'OSBL financé par trois sources: État-autofinancement-pub, ça assure une grande liberté entre la radio et ceux qui y mettent du fric. En contrepartie, les hebdos papiers sont financés par le privé à presque 100%. Cette situation assure indépendance, justice et équité.

Liberté d'expression : Les bénévoles ont une liberté totale dans le contenu de leur émission. Sans patron pour tenir la laisse, chacun peut faire ce qu'il veut tant qu'on reste dans le bon goût et la mesure.

Liberté créative : La radio est ouverte à tout ce qui fait du bruit. L'art audio, l'humour, le radio théâtre, la poésie.

L'éclectisme de la programmation
Ça c'est une constante dans toutes les radios communautaires. Regardez la programmation de CKRL, CKIA, CIBL... Il n'y a pas deux émissions qui se ressemblent. Dans la dernière programmation de CKIA, on avait des émissions sur l'horticulture, la littérature, l'anarcho-féminisme, le country bouseux, le jeu vidéo et j'en passe.

C'est normal, puisqu'on fonctionne avec des bénévoles, d'avoir des émissions qui reflètent leurs intérêts. Ça ne veut pas dire qu'il n'y a pas moyen de développer une certaine cohérence dans tout ça.

CHYZ, à mon avis, est l'une des rares station à avoir réalisé ce qu'il faut faire dans ce domaine, volontairement ou non. Quand on se promène sur la bande FM, peu importe l'heure, on peut reconnaître tout de suite le "son" CHYZ. C'est simple, le choix musical est adapté à leur public cible, les jeunes. Aux heures de grande écoute, ça se résume à de la musique indie, électro et hip-hop. Des affaires hipsters, trendy fullcool. C'est pas mal ça. Quand j'écoute CHYZ, je me dis "tiens, voilà un produit cohérent".

Les responsables de la programmation et de la musique ont le devoir de s'assurer que la programmation sera cohérente. Il faut une ligne générale et tout faire pour la suivre. Les responsables de la prog se contentent bien souvent d'attendre que les projets viennent à eux. À mon sens, un travail utile serait de rester vigilant à longueur d'année pour trouver des producteurs de talents qui "fittent" avec ce que la station recherche. Avoir une approche pro active.

Les gens ont maintenant le choix d'écouter un album, de syntoniser la radio ou une webradio. Qu'est-ce qui fait que les gens préfèrent écouter la radio communautaire? La solution se trouve dans la programmation.
  • Elle ne doit pas être un juke box. Les gens ont tous des lecteurs cd dans leur auto.
  • Elle doit être originale.
  • Le choix musical doit sortir de l'ordinaire. Elle doit être destinée aux mélomanes. Il y a de la bouillie commerciale plein la bande FM pour les autres.
  • L'animation doit être de qualité.


Chacun sa place
Les radios communautaires doivent se faire une niche. Le marché est trop petit en milieu urbain pour se piler sur les pieds. Ainsi est-il normal que pendant des années, les deux seules émissions de blues à CKRL et à CKIA étaient au même moment, le vendredi soir?

Chacun son créneau. Si on décide que CKIA est une station politique, il faut rapatrier toutes les émissions politiques de CKRL. Si on décide que CKRL est une station jazz, il faut que CKIA lui refile toutes ses émissions de jazz.

Les deux stations sont gagnantes dans une telle entente. Elles gagnent en cohérence et précisent leur identité.

Oser autre chose
Ce que je trouve le plus triste à la radio communautaire, c'est lorsqu'on tente d'imiter ce qui se fait dans le privé. Son choix musical insipide et redondant, son animation hyperactive et décérébrée, sa glorification du star system. Le pire c'est lorsqu'un bénévole se met à faire le style d'animation à la trash radio. Ça s'est déjà vu à CKRL et on reçoit des demandes régulièrement pour faire ce genre de chose. La radio communautaire est comme contaminée par des bénévoles qui ne jurent que par la radio privée et qui, paradoxalement, s'intéressent peu au milieu communautaire. Ils cherchent un micro.

La radio communautaire est une institution d'apprentissage de la radio, certes. Mais elle n'a pas la vocation de préparer ses bénévoles pour les donner en pâture aux radios privées.

La liberté exceptionnelle qu'on retrouve à la radio communautaire nous permet d'offrir quelque chose de radicalement différent. Voici quelques exemples qui constituent à mon sens des pistes à suivre.
  • L'émission Mes amies de filles animées par des enfants
  • La diffusion en direct lors de l'évènement Réclame ta rue
  • L'émission Démentiellement Vôtre qui, pendant la nuit, sort des studios le micro à la main pour avoir des commentaires des gens en état d'ébriété dans la rue pour des vox pop spontanés
  • Le radio roman (la seule façon d'honorer le théâtre à la radio)
  • Le délire (voir par exemple Errance Raynaldienne)
  • L'art audio tous azimuts (pourquoi pas la nuit?)
  • L'émission L'oreille Cassée, musique irritante
La radio communautaire n'est intéressante qu'à partir du moment où elle offre autre chose que ce qui se fait sur le reste de la bande MF.

La station doit sortir de ses quatre murs! Grâce à internet, c'est possible de décloisonner, de sortir du studio pour envahir n'importe quel endroit sans aucuns frais. Bars, restaurants, festival littéraire, manifestation, campement des indignéEs, sont tous des endroits qui peuvent et doivent être occupés par la radio communautaire. Une foutue table, un micro, un portable et une connexion internet et le tour est joué!

CKUT, qui possède un studio mobile de diffusion internet, est en ce sens un exemple à suivre. Se cantonner à des méthodes du 20e siècle en radio, c'est aller droit dans un mur!

Ze studio portable de CKUT au Salon du livre anar de MTL

CKUT est aussi un modèle à suivre en terme de programmation qui sort complètement de l'ordinaire. J'adore.

Parlons fric
Faire fonctionner une radio coûte cher. Pour vous donner une idée, c'est environ 50$ qu'une station paie pour chaque heure où vous êtes à l'antenne.

Comment faire dans ces conditions pour recevoir un financement adéquat? Eh bien premièrement il faudrait que le financement du PAMEC parvienne à atteindre au moins un de ses ambitieux objectifs.
Les sous de l’État ne permettent pas réellement ici « d’améliorer l’offre d’information locale et régionale ». Si, en plus, on définit l’information d’intérêt public comme « l’information généraliste basée sur des enquêtes et des reportages approfondis », alors là on rate la coche la plupart du temps, dans la plupart des médias communautaires.
Est-ce la faute aux médias communautaires? Non. Dans les faits, le soutien de l’État couvre à peine les frais de production matérielle desdits médias. Il n’y a tout simplement pas assez d’argent pour produire de l’information et engager des journalistes (même chichement payés). Il était peut-être possible d’espérer, dans le passé, que les médias communautaires génèrent des revenus publicitaires suffisants pour se développer, mais il est de plus en plus clair que cela relève de l’utopie, au moins dans les milieux urbains. Source: Infobourg
Alors que l'assiette publicitaire privée est de plus en plus fractionnée par la multitude, une station communautaire ne fait tout simplement pas le poids. D'ailleurs, saviez-vous qu'acheter une capsule de pub à CKIA était le même prix qu'à la radio commerciale? Octroyer sa confiance à CKIA plutôt qu'au 93.3 devient alors un vrai acte de foi... ou de charité.

Pour finir, dans le contexte ou tous les médias traditionnels se résument de plus en plus à recracher la ligne éditoriale de leurs patrons, la radio communautaire est une alternative prometteuse. Une opinion que partage la ministre des communications. De plus, à travers un paysage médiatique plutôt maussade, la radio est un média qui se porte très bien.

Le 7 décembre ce sera l'assemblée générale de CKIA à 18h à la Maison de la coopération. Je suis en pleine réflexion sur le sujet. Alors aussi bien partager mes réflexions désordonnées. Quel est votre opinion à vous?

mercredi 9 novembre 2011

Cirque Aquatique Magique du 8 novembre 2011

Bloc fantaisiste
Radio caca - Jean-Marc Biencourt
L'anarchisme c foutre le bordel - KYX
Avec tes outils - Luc Cousineau & les gars du chantier FTQ (Merci Mondo PQ)
Anarchisme & néo-nazi = pareil - KYX
La polka des thanatologues - Steve Normandin

Bloc alimentaire
Douce crème - Odeurs
C des quêteux - KYX
La gloutonnerie de Normand - Justine et sévrin
Occupons Saguenay - KYX
Bei mir bist du schoen - Slim & Slam
Les étudiants - VRP
Délire - radioespoir.ca
La gare de Caen - Les Ogres de Barback & Les Hurlements d'Léo
Dieu source d'électricité - radioespoir.ca
Si ça rapporte - Marcel et son orchestre
Bog Log Stomp - The King Khan Experience
Une ressource pour sortir de l'homo - Caméra 89
Knock me off my feet - The King Khan Experience
Guérit cette arthrite - Caméra 89
Hammer ich vermisse dich - The King Khan Experience
I Wonder - Cecil Gant
L'afrique et les médailles - Ducon
Little Baby You're running wild - Cecil Gant

Cecil's Mop Mop - Cecil Gant

cam9novembre2011.mp3

mercredi 2 novembre 2011

Cirque Aquatique Magique spécial Thaïlande

Le choix musical est signé Dubian.

Welcome to Thailand - Thai pop spectacular
Indignés = BS - Maurons live
Mon du Dow - Johnny Guitar
Adoptez un sans-abris, communistes! - Maurons live
Gang Geng Nai Krai Lab (Look whose underwear is showing) - Man City Lion

Tid Lom Ta Lai (Drinking Whiskey Until I'm Blurred)
Maurons live
Trad de Isaan
Maurons live
I love Thai films - Palatnoi Songsim
Ganja Better than booze - Sangwan Lokum
Diablito eres! - Gaby
Community people, let's work together - Sodsri Promsakson
Fier d'être nerd - Un dude
Finishing my business in Burma - Aungkana Kunchai
Life of a Molam Woman - Modern Stars of Kalasin province
Prasat Wai - Lanna Orchid
Pikachu - Pokemon
Ruesii Long Tham - Lanna Orchid
Bye bye thailand - Spirajah Rockers

cam1novembre2011.mp3

Srirajah Rockers & Dubian - Tassez vous d'la (Colocs) - Cosmic Café, Bangkok

mercredi 26 octobre 2011

Cirque Aquatique Magique spécial syndicat en grève

Bloc syndical
Union man - United Steel Workers of Montreal
Poliss kaliss
I am the new number two - The Reverb syndicate
L'orchestre dans le cul - Des prix nobels
Blues parle du syndicat - François Béranger

Bloc grève
Grève illimitée - Dominic Grange
Noir Canada - Alain Deneault
Les nouveaux partisans - Dominic Grange
Une pitance - Alain Deneault
Tremblez - Arolde
Bloc consommation
Inventaire - Les Frères Jacques
Maurice Duplessis et l'éducation - Maurice Duplessis
Dans les supermarchés - Odeurs
Facebook - Claude Poirier
Le petit Loriston (berceuse pataphysique) - Les Quatre Barbus

Bloc Nouvelle-Orléans
Mary - The ticks tocks
Les canadiennes ne veulent pas d'érections - Harper
True love - Robbie Lee
Dans l'addition des plus et des moins - Jean Charest
Tee Na Na Na Na Nay - Eddie Bo
Metal RAPsody - Lone rager

cam25octobre2011.mp3

vendredi 21 octobre 2011

Hommage au Madrid

Le Madrid, fameux restaurant situé entre Montréal et Québec est maintenant fermé.

Le Madrid était plus qu'un simple casse-croute à poutine. C'était une institution de la culture kitsch, le seul établissement en son genre.

  • On y trouve le Jésus freak psychotronique et superstar du trémolo Normand L'Amour
  • La décoration est composée de dinosaures et de gros camions
  • Il y a des mannequins de paysans
  • Une série d'arcades défectueuses volent tout notre petit change
  • Il y a des photos de védettes sur les murs (J'ai vu une photo de la proprio avec Marc Bellemare et Richard Martineau et une autre photo avec la proprio et Richard Martineau seul. Ça m'a troublé).
  • C'est sur le bord de l'étauroute, exactement comme le Camping Ste-Madeleine, une autre institution kitsch

Cliquez sur l'image pour l'aggrandir

Dans l'émotionnant texte d'adieu remis aux clients avant la fermeture, on peut voir que le Madrid s'est retrouvé avec un droit acquis de faire de la pollution visuelle. Visiblement pas peu fier, le propriétaire avait acheté une grosse enseigne pour annoncer sa poutine. C'est après l'avoir mis que le ministère du transport s'est dit, en somme, "C'est laid. Plus jamais". Et aucune autre enseigne du genre n'a jamais plus été autorisée.

Le Madrid, c'est la preuve vivante, rayonnante et sémillante qu'on peut réussir en misant à fond sur le mauvais goût. 
Normand nous feras-tu donc une pièce sur la fermeture du Madrid?

mercredi 19 octobre 2011

Cirque Aquatique Magique spécial occupisme

Bloc occupisme

Occupé! - Agnès Chaumier
Quand on est riche - R-Wan
Poeme - Edmé-Étienne
Révolte sur les terres occupées - Banlieue rouge

Bloc insurrectionnel
On est pas content - CGT
Si on est ensemble - 8 mars
Drapeau rouge - La commune en chantant

Intolérance - Mashamba
Le sourire - Monsieur Bonheur
Crève - Mashamba
La musique est acceptable - radioespoir.ca
Contre Nature - Mashamba
Pet sounds - The Tremolo Beer Gut
I love videogames - 3d kids
Couilles de bovin adulte
TV Party - Black Fag
Mix Rassemblement populaire hawaiien
Chaque jour que Dieu fait - Evan Johaness
Je voudrais pas crever - Têtes raides
Singing Cowboys - Midnight Cowboy

cam19octobre2011.mp3

dimanche 16 octobre 2011

Les chants du Rassemblement Populaire

Je crois être sur le point de révéler un petit bijou culturel tiré du patrimoine historique politique local. Il s'agit de trois chansons du répertoire du Rassemblement Populaire (RP).

Notre époque spectacle nous saturant de divertissement, notre mémoire s'apparente de plus en plus à celle des poissons rouges. Que quoi? Le Rassemblement Populaire?

Bin oui le RP! L'ancêtre du RMQ, le parti de Jean-Paul l'Allier, maire de Québec de 1989 à 2005. C'est en 2001, lors de l'épisode des fusions municipales, que le RP est devenu RMQ.

Le RP était tout de même... légèrement plus subversif.
Dans la foulée du retentissant rapport «Une ville à vendre », un mouvement d’action populaire urbain, regroupant une quarantaine de péquistes, syndicalistes et activistes des groupes populaires, avait vu le jour en février 1975. 
Le Rassemblement populaire, qui compte une centaine de membres dans les quartiers centraux, s’est doté d’un manifeste qui clame que l’administration municipale est « vendue au grand capital international » et qui propose de « donner le pouvoir à la majorité, les travailleurs syndiqués et non-syndiqués, les assistés sociaux, les ménagères, les étudiants ». Le contraste est saisissant avec le Progrès civique, au pouvoir depuis 1965 à Québec, qui n’a comme membres que ses propres élus au conseil de ville.
C'est contre l'arbitraire de l'administration de la ville que se forme l'idée des conseils de quartier. Ceux-ci sont d'ailleurs attaqués cauteleusement en ce moment même par l'administration Labeaume. Les gouvernants autoritaires s'accomodent mal de structures de consultation populaire. Imaginez que la plèbe se mette à revendiquer après?

N'empêche, la belle démocratie revendiquée par les conseils de quartier a ses limites...
Une culture de consultation avec plusieurs nouvelles instances, comme les conseils de quartier, a certes émergé, mais elle en est restée là, à la consultation. C’est-à-dire que l’on veut bien consulter  la population sur les projets de la Ville et des promoteurs, mais il n’est jamais question de faire participer le peuple à leur élaboration. La Ville s’est donné une nouvelle image, moins autocratique et plus consensuelle, mais, au final, le pouvoir est resté entre les mains du comité exécutif et du cabinet du maire. 
Quand on pense qu'il n'y a pas si longtemps, le parti municipal au pouvoir scandait des slogans anticapitalistes alors qu'aujourd'hui notre maire préfère brandir des canettes de Red Bull... On se dit qu'on est tombé dans de biens peccamineuses orientations.

Les chants du Rassemblement Populaire
Réjeanne Cyr-Reid au rallye du faubourg Saint-Jean. Photo Étienne Grandmont.

Réjeanne Cyr-Reid au chant.

Le blues de l'incinérateur
J'ai cru comprendre que l'un des mandats du RP était de supprimer l'incinérateur, qui rejette de toxiques émanations dans le quartier Limoilou. Triste échec.

3657-1-01_-_Blues_de_lincinerateur.mp3

On est partit de tout
"On est partit de rien, sauf de l'espoir des citoyens. La démocratie dormait dans son coin, on est partit de rien. On est partit de tout, partit de moi partit de vous, on va gagner et se tenir debout"

"Le pouvoir, notre pouvoir, il faut le faire exister, ensemble toi et moi le conseil de quartier".

3657-2-02_-_On_est_partit_de_tout.mp3

Une ville à prendre
Faites le lien avec le dossier lapidaire d'Ezop-Québec (1981) Une ville à vendre. À chanter en rond main dans la main.

3657-1-04_-_Une_ville_a_prendre.mp3

Sources
Balayage du RMQ... La fin d'une époque, Infobourg
Balayage du RMQ… La fin d’une époque (Suite et fin), Infobourg

L'histoire du faubourg dépoussiéré

Un travail sur lequel j'ai travaillé et dont je suis très fier en compagnie des camarades du Comité populaire Saint-Jean-Baptiste: Le faubourg, une histoire populaire. Un rallye pédestre, du 19e au 21e siècle, au coeur du quartier Saint-Jean-Baptiste.

Le rallye comporte 13 arrêts mettant en valeur des morceaux de l'histoire militante du faubourg Saint-Jean. Des témoignages audio révèlent des trésors de témoignages livrés par les témoins et acteurs de l'époque.

J'espère que vous apprécierez!

jeudi 13 octobre 2011

mercredi 12 octobre 2011

Cirque Aquatique Magique spécial punk à l'école

La poivrière - Les Houlala!
A la hache
Commandant Cousteau - Les Houlala!
Cliche auto Ford
Laisse tomber - Les Houlala!
En sortant de l'école - Les Frères Jacques
Propagande a l'école - Normand Baillargeon
L'école - Alexandre Zelkine
L'école de police - Les Cyniques
Prends-moi - Michèle Richard
T'en a mangé une grosse bouchée! - Passe-Partout
Je suis mou - Odeurs
Bonne fête maman - CIHW
Titania - J. Gilbert
L'état de merde - François Béranger
Mange de la marde chien - M. Perron
Combien ça coute - François Béranger
Il rafole de la marde - M. Perron
Sous les pavés - François Béranger
Ek Ladki Bheegi Bhagi Si - Chalti Ka Naam Gaadi



cam11octobre2011.mp3

mercredi 5 octobre 2011

Cirque Aquatique Magique spécial peccamineux

Jesus Christ my lord divine - Jimmy Mitchell
Ce sera terrible - radioespoir.ca
Si tu t'ennuie du temps - Les Granules
Bible livre de guerre - radioespoir.ca
Dominique - Odeurs
I've been moaning in the valley - Blair Gospel Singers
Les yeux sortent de leur orbite - radioespoir.ca
Rock-a-my soul - Keith Lancaster & Acappella


1 - Miss Mills
Bucher le plus fort possible - KYX
1 - Banjo back to back
Je débarque en matraque - KYX
Evolution mama - Frisco Jazz Band


Burka Blue Band - Burka Blue
Passer dessus avec mon char - KYX
No Burka - Burka Blue
Tchernobyl - Banlieue rouge
Manif de cochon - KYX
Enemy public no.1 - Gogol premier
Bucher sur ceux qui respectent pas le reglement KYX
Aide-toi et le ciel t'aidera - Banlieue rouge
Les Yeux Ouverts - Olivier Bégin-Caouette
More than ever (Nixon Theme Song) - Mike Curb Congregation
Le premier du mois - Alex Drapeau

La situation de la qualité sonore n'a pas été jugée suffisamment importante par les employés de CKRL pour la corriger rapidement (if ever).

cam4octobre2011.mp3