vendredi 17 juillet 2015

Boulgakov, Desrosiers et Vissotsky dans les étoiles

Je suis en train de lire un grand classique de la littérature russe. Mon père me l'a refilé en me disant que la scène du diable au théâtre lui faisait penser à Pierre Karl Péladeau. Il s'agit du Maître et Marguerite, de Mikhaïl Boulgakov.


Pouf, le diable fait pleuvoir des billets de banques du plafond.

Pouf! le diable distribue des manteaux luxueux gratuits au public.

Pouf! après le spectacle, les billets et les manteaux disparaissent.

Vous saisissez le lien avec PKP? Anywyay.

Ce qui est intéressant du bouquin c'est qu'il a été écrit par un écrivain traqué, victime de l'impitoyable censure soviétique. Qu'il aborde le milieu littéraire de l'époque: plein d'opportunistes, de profiteurs, de mesquins, de corrompus et de délateurs. Et qu'il met en vedette le diable et des sorcières nues!

Toujours est-il que ça m'a donné envie de réécouter l'album d'Yves DesrosiersVolodia, qui comprend 11 chansons du grand poête Vladimir Vissotsky. Vissotsky, un autre écorché de la noirceur bolchévique:
S'il est reconnu par les autorités soviétiques comme acteur, ses chansons ne seront jamais autorisées (car ne correspondant pas à la politique artistique communiste) et, par conséquent à quelques exceptions près, jamais enregistrées en URSS.
Écoutez l'interprétation de Desrosiers de la pièce Les Étoiles:


Comme un noyé j'ai accroché ma vie à une bête étoile.

2 commentaires:

Jules a dit…

Merci François, je ne connaissais pas l'interprétation de Vissotsky par Desrosiers.
On en fera bon usage.
Le livre de Bougalkov nous a toujours fait penser à cette petite merveille de Charles Trénet.
Bien à toi
Jules

Francois a dit…

Trénet avait-il des penchants anticapitaliste? :) C'est toujours ce que je pense en écoutant cette chanson fantaisiste. Merci pour l'intérêt!